⚡️Mal de dos et de cou⚡️

Voici l’histoire de Neal, c’est lui qui raconte et j’ai traduit comme j’ai pu.

“Cette image représente la partie supérieure de mon dos et mon cou (en particulier le côté droit) comme étant contaminée et ravagée par de la rouille qui prive mon corps de ses fonctions naturelles et de sa capacité de mouvement. Ma colonne est illustrée avec des maillons de chaîne qui, succombant à la rouille, vont commencer à se briser et à mal fonctionner pour faire de moi un individu dont les capacités physiques sont réduites; comme le bûcheron-en-fer-blanc dans le Magicien d’Oz lorsqu’il est a désespérément besoin d’huile pour pouvoir bouger à nouveau.

J’ai vécu 11 ans avec des douleurs vives dans la nuque suite à une agression physique pour laquelle je n’étais pas préparé et contre laquelle je n’ai pu me défendre sur le moment. Enfant, j’ai été victime d’attaques similaires dans ma famille et il n’est pas exagéré de dire qu’une grande partie de mon enfance s’est déroulée dans un état de grande nervosité. Craindre pour ma sécurité et mon bien-être à la maison était devenu la norme, des tensions dans mon corps et dans ma tête n’étaient jamais loin de la surface.

Je suis convaincu que l’agression que j’ai subie à l’âge de 34 ans a ravivé en moi une vague de tension oubliée depuis longtemps. Comme si quelque chose qui était endormi dans mon esprit avait été libéré et s’était répandu dans mon corps pour finalement élire un nouveau domicile dans mon cou et mon dos.

Après tant d’années et d’argent dépensé à rechercher et tester toute une gamme de traitements pour réduire ma douleur, mon corps a (enfin!) répondu de manière inespérée. Je me sens à peu près “normal” maintenant grâce à un traitement physique et une écoute attentive de mon corps dans l’instant présent (présence attentive/pleine conscience), même si j’éprouve parfois encore des restrictions et différents degrés de tension musculaire. La rouille récidive mais peut être minimisée, même éradiquée avec les bons outils. Mon corps reste un travail en cours en quelque sorte, quelque chose sur lequel je suis content de pouvoir compter.”

📌Dans son témoignage, Neal raconte le lien entre ses douleurs physiques, ses traumatismes d’enfant et la peur. Le corps aussi a une mémoire. Si nos corps se rappellent automatiquement comment faire du vélo, du ski, comment marcher, comment crier ou courir quand on est en danger, nos corps peuvent utiliser le même mécanisme de défense (tension/douleur/sensations désagréables) lorsqu’on se retrouve confronté à une situation qui nous rappelle un évènement passé traumatisant. Nos corps accumulent et conservent des informations pour mieux nous protéger.
🤡Exemple con: après une cuite à la liqueur de Litchi à 18 ans, il m’a fallu des années pour pouvoir manger du litchi en tant que fruit tout simple sans avoir la nausée! J’ai même failli vomir une fois à Noël en en trouvant dans ma salade de fruits! Bref…!

 📚 Pour plus d’informations sur l’impact de nos traumatismes sur le cerveau, l’inconscient et le corps, je recommande Le Corps n’oublie rien: Le cerveau, l’esprit et le corps dans la guérison du traumatisme du Dr Bessel van der Kolk.