⚡️Fibromyalgie, sténose du canal vertébral, hernies discales…⚡️

Dans cette illustration Tara monte un cheval plutôt caractériel. Je trouve que c’est une bonne représentation de son courage et de sa détermination à dompter ses douleurs chroniques.

Tara nous livre le récit courageux de sa guérison, elle raconte comment le sentiment de honte a été déclencheur de symptômes, et comment sa passion indéfectible pour le cheval l’a aidée à s’en sortir.

“Une enfant de 10 ans, qui regarde un match de basket dans le gymnase de son école. C’était moi. Frappée par l’intensité de ma première crise, une douleur vive, puis une sensation de paralysie m’ont déchiré l’épaule. Pendant les 30 années qui suivirent, cette douleur allait disparaitre et revenir par épisodes. À ça s’étaient ajouté le mal de dos, de cou, la fibromyalgie, des douleurs pelviennes, des verrues plantaires, et aussi des troubles obsessionnels compulsifs et de l’anxiété mais à un niveau assez bas pour qu’elle reste relativement imperceptible. Ado, je prenais quelques Ibubrofen avant de faire du vélo pour soulager le mal au dos qui se manifestait pendant et après cette activité. Je n’ai jamais arrêté le cheval. Aucune douleur ne pourrait m’éloigner de mon rêve.

Le temps passe, on se retrouve en 2018: j’avais 39 ans, et j’étais sous traitement pour mes douleurs depuis 5 ans (je prenais 5 médicaments différents). Cette année là je déménageais et changeais de boulot : 2 choses que j’ai regrettées par la suite, et je ne vivais que pour mes rendez-vous chez le médecin tous les 3 mois, je faisais de mon mieux pour m’occuper de ma famille mais cette année là j’ai touché le fond. J’ai eu ma première crise de panique dans l’étable, seule. Cette crise m’a conduite à découvrir le travail de Nicole Sachs pour guérir des maladies chroniques : The Cure for Chronic Pain with Nicole Sachs. Poser des mots sur mes émotions en écrivant un journal, m’éduquer sur le fonctionnement de la douleur en lisant des articles scientifiques et appliquer mes connaissances dans ma vie quotidienne m’a aidée pas à pas à briser le cercle vicieux des douleurs chroniques. Maintenant je peux faire du cheval sans avoir mal. Je peux recommencer à faire tout ce que j’aimais faire, et j’ai aussi compris que ce qui a provoqué ma toute première crise à 10 ans n’était pas la chute de cheval qui s’était produite quelques jours avant le match de basket.

Je me rappelle que je regardais une amie qui jouait sur le terrain de basket, cette même amie m’avait vue tomber de cheval quelques jours auparavant. Je suis aujourd’hui convaincue que ma première crise s’est produite alors que je revivais la chute dans ma tête en me demandant… “A qui en a-t-elle parlé? Qu’est ce qu’elle pense de moi?” .

J’avais peur qu’on se moque de moi, j’avais honte et mon cerveau m’a joué un tour avec une douleur à l’épaule. Bien tenté cerveau… Tu m’as eue pendant 30 ans…maintenant je reprends le contrôle.

J’ai toujours des raideurs occasionnelles ou mal au cou, mais une fois que je peux m’exprimer dans mon journal, que je peux méditer, et redevenir patiente et pleine de compassion envers moi même … Je n’ai plus mal.

Sur l’illustration figure le cheval qui m’avait désarconnée en Juillet dernier, la chute m’avait brisée le coccix. Pour guérir j’ai utilisé tout ce que j’avais appris sur la théorie des intéractions corps-esprits (ou STM) et 6 semaines plus tard je montais à nouveau! Pendant mes années de douleurs chroniques je me limitais à des balades à cheval de courte durée, je n’étais pas capable de porter des selles trop lourdes, et le manque d’énergie causé par la douleur me limitait si je voulais prendre des photos. Aujourd’hui, je monte au moins pendant une heure et bien plus de photos peuvent être partagées. La douleur m’a longtemps empêchée d’être moi même. Je suis de retour!

Ce que j’ai appris grace à la douleur:

Ma douleur m’a appris à être patiente. Quelque chose que mon.ma prof de 6ème me disait et qui me rendait folle. “Tara…la patience…est une vertu” J’ai encore de frissons en me remémorant sa façon de parler qui faisait trainer chaque mot 😂.
Je refusais de vivre dans l’instant présent en essayant toujours d’avoir un train d’avance sur les autres.

Ma douleur m’a appris qu’à l’intérieur de moi il y a toutes les versions de moi même plus jeune, qui souhaitent désespérément me faire ressentir toutes les emotions .”

Pour aller plus loin:

📚Pour les non initiés, ce qui est arrivé à Tara sur le terrain de basket (avoir hyper mal d’un coup à cause d’un fort sentiment de honte) peut paraitre très bizarre, voire impossible. Pourtant, c’est vrai, les émotions refoulées peuvent s’exprimer physiquement et créer des douleurs chroniques. On peut se faire pipi dessus quand on fait l’experience d’une peur intense par exemple. Toutes les émotions ont donc une réponse corporelle, parfois sous formes de symptômes chroniques. Le docteur qui a conceptualisé ça c’est le docteur américain Dr John E. Sarno , il a nommé ce phénomène STM( Syndrome de Tension Musculaire ou interaction corps-esprit). Il l’explique dans son bouquin Le Meilleur anti-douleur c’est votre cerveau.

Malheureusement tous les podcasts et les ressources que recommandent Tara sur STM, et les interactions corps-esprit sont en anglais. Le bouquin ci-dessous, plus généraliste l’a bien éclairée pour comprendre la notion d’ego. Travailler sur l’ego est important car c’est lui qui va nous empêcher d’être vulnerable et d’accepter toutes nos émotions, surtout celles qui sont les moins acceptables, comme la honte qu’a ressentie Tara,

📖 Nouvelle Terre d’Eckhart Tolle.

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